La gestion de portefeuille de projet à la une de la conférence Executive Decision Making du Cambridge Healthtech Institute (CHI),

La gestion de portefeuille de projet à la une de la conférence Executive Decision Making du Cambridge Healthtech Institute (CHI),

Les données, l’optimisation en temps réel et l’intelligence artificielle occupent le devant de la scène   

En octobre 2019, l’équipe de Planisware s’est rendue à Philadelphie pour assister à la conférence du Cambridge Healthtech Institute (CHI) intitulée Executive Decision Making, dont le thème était des plus pertinents : La gestion de portefeuille : Aligner le portefeuille et la productivité sur la stratégie d’entreprise pour stimuler l’innovation et la valeur.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le monde de la biotechnologie, cela peut vous sembler un bien vaste sujet à couvrir en seulement deux jours de conférence. Et en effet, c’était sport! Afin de bien saisir les enjeux, commencez par lire l’aperçu de la conférence:

Dans un contexte de baisse des revenus et de succès commerciaux incertains, les entreprises biopharmaceutiques, d’appareils médicaux et de R&D doivent sans cesse évaluer leurs portefeuilles. Les fabricants doivent prendre des décisions difficiles quant aux produits et aux projets à réaliser pour optimiser les revenus à long terme et réduire le risque global. La 14ème conférence annuelle du Cambridge Healthtech Institute et de la BioPharma Strategy Series intitulée « Aligner le portefeuille et la productivité sur la stratégie d’entreprise pour stimuler l’innovation » attire plus de 100 cadres supérieurs en R&D de sociétés pharmaceutiques, biotechnologiques, médicales et informatiques, ainsi que des cadres des secteurs public et gouvernemental. Ils se réunissent pour partager leurs meilleures pratiques en matière de gestion de projets et de portefeuilles, d’innovation en R&D, d’analyse décisionnelle, de gestion du changement, de prévision et d’amélioration des modèles opérationnels. Une gestion de portefeuille efficace nécessite l’alignement du portefeuille et de la productivité avec la stratégie de l’entreprise, en soutenant le développement agile et l’adaptation des données dans la planification.

Comme vous pouvez l’imaginer, nous étions très intéressés de connaître les dernières tendances en matière de gestion de portefeuille de projets (PPM) pour les organisations biopharmaceutiques d’aujourd’hui. Pour nous, l’un des sujets de conférence les plus attendus était celui de l’intelligence artificielle (IA) – comment celle-ci est utilisée dans l’estimation des ressources et des coûts, et son impact sur tout le processus de développement de nouveaux médicaments, des études cliniques à la livraison de nouveaux produits.

Les intervenants ont souvent discuté de leurs méthodologies – plusieurs utilisant les outils PPM de Planisware – et ont partagé leurs principaux enseignements. Trois thèmes clés sont ressortis de toutes les présentations :

  1. L’accès à des données de haute qualité est essentiel  

L’importance des données a été un thème récurrent tout au long de cette conférence. C’est en effet devenu une question essentielle dans pratiquement toutes les industries aujourd’hui. L’hypothèse générale est la suivante : plus vous pouvez exploiter de données historiques, plus l’analyse de votre modèle sera précise. Nous avons constaté que les organisations qui ont accès à cinq années ou plus de métriques de grande qualité ont un avantage manifeste pour identifier les tendances. Ils peuvent ainsi optimiser ces variables pour améliorer leur productivité, leur rentabilité, leur rapidité d’exécution, ainsi que le succès global du développement de nouveaux produits.

  1. Les besoins des entreprises doivent être optimisés régulièrement (via les données)  

Il peut parfois y avoir une différence assez importante entre les estimations internes des charges et des coûts, et celles générées par les modèles fondés sur l’analyse de données (comme indiqué précédemment). Le plus souvent, les entreprises surestiment leurs besoins au début de l’année fiscale ou civile, mais elles ne revoient pas nécessairement ces estimations à mesure que l’année avance. Cela doit changer. Les entreprises doivent faire en sorte de continuellement réévaluer leurs besoins en fonction des données les plus récentes dont elles disposent et d’autres ajustements paramétriques. En réduisant l’écart entre les estimations de charges et de coûts, et l’état réel de leurs consommations, les entreprises amélioreront la qualité et la précision des prévisions futures pour tous les types de projets.

  1. Accélérer le déploiement de l’IA en entreprise   

Bien que l’IA ait commencé à jouer un rôle beaucoup plus important dans les processus de gestion de portefeuille de projets pour les entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques, il y a encore des progrès à faire. Par exemple, de nombreuses entreprises s’appuient encore sur des algorithmes perfectionnés (par opposition à des modèles d’IA) pour piloter leurs processus PPM. Cependant, à mesure que les investissements dans l’IA continuent de croître dans l’ensemble de l’industrie, les processus PPM vont évoluer et s’étendre au-delà de la simple dimension  » opérationnelle  » pour jouer un rôle important dans le cycle complet du développement des médicaments : conception, déploiement des stocks, progression des maladies, prévisions des résultats thérapeutiques, et plus encore.

Dans le prolongement de ces discussions, nous voulions également comprendre comment les entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques prennent leurs décisions et mesurent la qualité de ces décisions. À haut niveau, l’industrie semble être confrontée à deux grands défis :

  1.     La personnalisation: La prise de décision ne répond pas à un modèle unique. Chaque entreprise est différente et, par conséquent, ses processus quotidiens et ses approches en matière de prise de décision varient également. La structure organisationnelle globale – y compris la répartition géographique des différents bureaux d’une entreprise – aura une incidence sur la façon dont les entreprises prennent et appliquent leurs décisions. Même s’il existe des pratiques exemplaires générales de PPM à l’échelle de l’industrie, chaque organisation doit créer un cadre décisionnel adapté spécifiquement à sa structure opérationnelle et à ses contraintes temporelles.
  1.     La mise en œuvre: L’introduction de nouveaux processus signifie que les organisations, du sommet vers la base, doivent s’adapter au changement. Ce n’est pas toujours facile. Pour ce faire, les entreprises doivent mettre en place des mesures de protection – comme des équipes de soutien spécialisées, des commanditaires exécutifs et des responsables de processus – afin de s’assurer que les nouveaux processus sont intégrés sans heurt et de façon transparente dans le flux de travail de l’entreprise. De plus, il est important de commencer à mesurer le succès immédiatement après la mise en œuvre des nouveaux processus, car cela permettra de les affiner et de les optimiser au fil du temps. Cela facilitera également la définition de ce qui constitue une « bonne » décision pour chaque organisation. Nous avons même entendu à plusieurs reprises que les entreprises ont commencé à utiliser des « tableaux de bord » qualitatifs, en plus des données quantitatives, pour évaluer ces pratiques exemplaires et les normes opérationnelles de façon continue.

Alors, pourquoi est-ce important ?

Les informations glanées ci-dessus ne sont qu’un petit échantillon de ce qui a été discuté lors de la conférence du CHI à Philadelphie sur la prise de décision en entreprise. Les autres sujets abordés allaient de l’analyse de scénarios à la gestion de projets de recherche préliminaire en passant par l’analyse des décisions intersectorielles (et la liste est longue). Il y avait beaucoup d’enseignements à tirer, tant pour le monde de la biotechnologie que pour les autres, soulignant, une fois de plus, l’importance de mettre en œuvre de solides processus de gestion de portefeuilles de projets pour stimuler la productivité, l’efficacité et le succès commercial global. En tout cas, s’il y a une chose à retenir, c’est bien que les process tiennent leurs promesses.