Stage-Gate : Que disent les critiques ?

Stage-Gate : Que disent les critiques ?

Ceci est le 3e article d’une série dédiée à la méthodologie Stage-Gate. Découvrez notre 2 premiers articles « Structurez votre PMO avec la méthodologie Stage-Gate » et « 5 bonnes raisons d’adopter cette méthodologie« .

Stage-Gate n’est pas une méthodologie parfaite : voici les trois principales critiques adressées à cette méthodologie.

#1 : Le modèle Stage-Gate est trop rigide

Ce qui fait la force de Stage-Gate – il s’agit d’une méthodologie très structurante – est aussi sa principale faiblesse. Le développement produit n’est pas linéaire : il y a des retours en arrière, il faut recommencer certaines étapes, le projet se scinde ou s’enlise.

Il se peut aussi que, lors de l’étape d’exploration d’une idée (souvent la 1ere étape), l’équipe souhaite mettre au point rapidement un prototype (qui appartient éventuellement à l’étape 2) qui pourra être présenté aux clients potentiels pour recueillir leurs commentaires. Le fait de ne pas pouvoir faire les deux ensembles contraint le processus de développement.

De plus, la nature exploratoire des travaux d’innovation signifie que toute l’information n’est pas forcément disponible au moment où un livrable l’exige. Ceci est particulièrement vrai pour les premières phases d’un projet.

Cela signifie que certains des projets les plus novateurs peuvent se retrouver bloqués parce qu’ils n’ont pas (encore) produit les résultats escomptés du stage en cours ou parce qu’ils ne peuvent pas fournir les informations nécessaires (avec le degré de précision requis) pour passer au stage suivante.

#2 : Stage-Gate présente un risque de dérive bureaucratique

Au fur et à mesure que la mise en œuvre de Stage-Gate prend de la maturité, les organisations mettent à jour leur processus pour tenir compte des leçons tirées des projets passés.

Les problèmes surviennent lorsque chaque petit problème rencontré déclenche une mise à jour du modèle Stage-Gate. Pourquoi ? Parce que dans la plupart des cas, ces ajouts au modèle original prennent la forme de critères et de documents supplémentaires.

Au bout d’un certain temps, le processus s’alourdit et se bureaucratise, et une partie importante de l’énergie et des ressources d’un projet est passée à fournir des documents, plutôt que de se concentrer sur le travail à faire.

#3 : L’apprentissage se fait surtout à la fin du projet

Dans un processus tel que Stage-Gate où le lancement du produit final vient à la fin du processus, l’essentiel de l’apprentissage se fera à la fin du projet, lorsque le résultat sera livré au client ou à l’utilisateur final et que les hypothèses auront bel et bien été testées.

Dans un monde qui s’accélère, de plus en plus compétitif, la capacité de réagir rapidement aux changements est considérée comme un atout important. C’est ce qui explique le succès des méthodologies Agiles et la recherche de cycles d’apprentissage plus rapides.

Quelles réponses aux limites du modèle Stage-Gate ? Dans cette video, le Dr Cooper réponds à ces critiques et détaille ses recommandations pour des processus plus flexibles, résilients et agiles :